La France va intenter une action en justice contre les granulés de plastique qui causent des ravages environnementaux sur ses plages

La France va intenter une action en justice contre les granulés de plastique qui causent des ravages environnementaux sur ses plages

La France va intenter une action en justice contre les granulés de plastique qui causent des ravages environnementaux sur ses plages

L’année dernière, des granulés de plastique en petits morceaux ont commencé à s’échouer sur les plages de France et d’Espagne.

Ces perles rondes, qui mesurent moins de 1,5 mm de diamètre, sont également appelées larmes de sirène. Ils sont officiellement appelés granulés plastiques industriels (IPG), et ils sont fondus pour créer des objets en plastique du quotidien.

Ils sont petits et difficiles à nettoyer, malgré tous les efforts des bénévoles.

Les plages bretonnes ont été contaminées par plusieurs vagues de ces granulés de plastique ces deux derniers mois. Ils ont d’abord été trouvés dans le Finistère en décembre, puis aux Sables d’Olonne puis à Pornic en mars. Le plastique a été amené sur le rivage par les vents et les courants d’hiver.

Christophe Bechu, ministre de la Transition écologique, a annoncé samedi 21 janvier que le gouvernement français allait saisir la justice contre cette catastrophe environnementale.

Personne ne sait d’où viennent les plombs. Les autorités ont déjà testé les échantillons, mais n’ont pas publié les résultats.

La Surfrider Foundation fait partie des écologistes et des ONG impliquées dans la dépollution plastique. Les larmes de sirène pourraient avoir été causées par des conteneurs d’expédition qui sont tombés dans l’océan Atlantique, libérant les perles dans l’eau.

Selon Cristina Barreau, il se pourrait qu’un ou plusieurs conteneurs de granulés de plastique soient perdus dans l’Atlantique Nord. Ils ont peut-être coulé sur les plages voisines ou ont été libérés d’un conteneur perdu plus tôt.

La Surfrider Foundation a organisé une journée d’action sur les plages de France le week-end dernier. Ils estiment que des centaines et des milliers de billes de plastique blanches ont été emportées jusqu’à présent.

Des volontaires ont collecté plus de 80 000 pellets en moins d’une heure à Tréguennec, dans le Finistère, en décembre. Ces minuscules perles, qui pèsent plus de 160 000 tonnes chaque année, sont perdues lors des processus de production dans l’Union européenne.

Selon la Surfrider Foundation, l’industrie doit prendre ses responsabilités et agir sur la pollution plastique. L’économie circulaire française et les lois anti-gaspillage obligent les producteurs à prendre des mesures pour empêcher les granulés de pénétrer dans l’environnement. Cependant, ces lois ne s’appliquent pas au-delà du territoire français.